Opération de tordage 6/6

2/- rabat du tors ainsi créé sur le fil de la nouvelle chaîne par roulemen du pouce sur l'index jusqu'à la jointureentre la deuxième et la troisième phalange.
Il est important que ces deux mouvements de torsion s'enchaînent de manière franche et sans hésitation. Au préalable, les 3 doigts auront été trempés dans du blanc de Troyes.(mélange pâteux de poudre de craie et d'huile de vaseline).
Une tordeuse éxpérimentée effectue en moyenne 1200 à 1400 tors à l'heure.

Opération de tordage 5/6

Toujours à l'aide du pouce et de l'index, les 2 fils sont tordusensemble en une double opération :

1/- torsion des deux fils par roulement de l'indexsur le pouce jusqu'à la jointure entre la premièreet la seconde phalange du pouce.

Opération de tordage 4/6

Avec le pouce et l'index de la main gauche, les deux fils sont rapprochéspuis pincés, tandis que le majeur rompt par en dessous les deux fils auniveau du noeud de la cordelette.

Opération de tordage 3/6

De la main gauche et de la main droite, elle sélectionne lesprochains fils à tordre dans les cannes d'envergeure.

Opération de tordage 2/6

A l'aide d'une cordelette, elle réunit les deux paquets de fils ensemble.L'autre extrémité de la cordelette est nouée à la taille de manière à être trés tendue.

Opération de tordage 1/6

La tordeuse  entrecroise les noeuds des mises de chaîne : à gauche la mise de la nouvelle chaîne, à droite celle de la chaîne qui est terminée.

Tordage

Le nouage, avec une noueuse éléctrique, quant à lui, est utilisé pour les gros fils et les fils doubles. On utilisera avec grand avantage une noueuse automatique. La vitesse de la machine est d'environ 200 noeuds par minute, mais demande un réglage et un fonctionnement parfait...
Nous n'avons pratiqué que la vieille méthode du tordage de la soie.

Pour le tordage, on roule les deux extrémités de fil entre les doigts, enduits d'un peu de blanc d'Espagne, de lait, d'eau, de gomme ou de sucre, cendre, etc. Nous utilisons personnellement du blanc de Troyes (craie pilée mélangée à de la vaseline). Ce tordage est fait de telle sorte que le tors ou broyon (partie tordue) retombe du coté du rouleau arrière (ensouple), sans quoi il serait impossible de le faire passer dans le maillon puis dans la broche (dent) du peigne sans le "détordre". La tordeuse attachera à sa ceinture à l'aide d'une codelette les paquets de fils deux par deux (afin que les deux mèches soient tendues), l'un venant du rouleau arrière et l'autre du remisse de cadres. Elle prendra les fils tels qu'ils se présentent de part et d'autre sur les cannes (baguettes) d'envergure et les réunira par des tors. Pour que ses doigts ne glissent pas, elle les plonge dans le blanc de Troyes (pouce, index et majeur).

Le Tordage

Lorsque l'on tisse une nouvelle chaîne semblable à celle que l'on vient de finir (nouveau coloris par exemple) et que l'on utilise le même remisse (harnais ou ensemble de cadres), on évite la longue et fastidieuse opération du remettage (rentrage) et celle du piquage en peigne par le tordage ou le nouage. Les fils de la chaîne qui finit sont rattachés un à un à ceux de la nouvelle chaîne à tisser, soit par un tordage (broyon ou tors), soit par un nouage (noeud) , selon la matière et sa grosseur.